Ouverture à Alger du Sommet panafricain de la transformation numérique

Le Sommet panafricain de la transformation numérique, un évènement continental majeur visant à accélérer la transformation numérique en Afrique et à renforcer la position de l’Algérie en tant que hub technologique stratégique, a débuté mardi à Alger.

Organisé sous le patronage du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, du ministère de la Poste et des Télécommunications, du ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, du ministère de la Santé et du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, le Sommet se tient au Palais des expositions (SAFEX) jusqu’à jeudi.

Des séances et des workshops ainsi que des exposés sur les dernières solutions technologiques, des rencontres B2B, outre un concours dédié aux startups africaines et un Salon international regroupant entreprises, institutions et centres de recherche, sont au programme de ce rendez-vous continental.

Le Sommet regroupera des décideurs, des entrepreneurs et des investisseurs, en plus d’experts académiques, de chercheurs, de représentants de plusieurs institutions nationales ainsi que des startupeurs, autour d’un objectif commun: l’accélération de la transformation numérique en Afrique.

Cette édition s’articule autour de quatre forums thématiques principaux sur la transformation numérique traitant des défis liés à la modernisation des systèmes de santé, au développement de l’administration numérique, au renforcement des solutions de mobilité intelligente et à l’accélération de la numérisation du secteur de l’énergie, et ce, selon une approche technologique opérationnelle intégrée.

Dans ce cadre, l’évènement met également en lumière plusieurs questions stratégiques telles que la souveraineté numérique, la cybersécurité, les villes intelligentes, la fintech, l’agritech, l’éducation numérique et l’industrie.

Cette édition intervient à la suite du succès remarquable de celle de 2025, ayant attiré plus de 15.000 visiteurs et 150 exposants, reflétant ainsi l’intérêt croissant pour ce Sommet en tant qu’axe fondamental pour l’innovation et la coopération technologique en Afrique.

 

Centre de développement des technologies avancées

Le Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA) est un établissement public à caractère scientifique et technologique dont le siège est situé à Baba Hassen, en Algérie. C’est un pôle de Recherche et développement (R&D) sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui fournit de nombreux services et équipements dans 40 domaines technologiques[1],[2].
En 1982 est créé le centre de développement des techniques avancées (CDTA) au sein du commissariat aux énergies nouvelles (CEN), doté de 6 laboratoires, à savoir l’architecture des systèmes, la robotique, le laser, le plasma, la fusion thermonucléaire et l’étude spatiale des rayonnements[3].
Le 22 mars 1988 et par décret présidentiel N°88-61, est créé le « Centre de Développement des Technologies Avancées » (CDTA) sous la tutelle du Haut commissariat à la recherche[4] en remplacement du centre de développement des techniques avancées.
Le 29 novembre 1988, l’organisation interne du CDTA est fixée par arrêté interministériel dont les départements de recherche et développement sont la cybernétique, les milieux ionisés et la microélectronique.
Le 1er décembre 2003 et par décret exécutif N°03-457 modifiant et complétant le décret N° 88-61 du 22 mars 1988 portant création du centre de développement des technologies avancées, le centre acquiert le statut d’établissement public à caractère scientifique et technologique et passe sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique[5].
Le 5 mars 2011, et par arrêté ministériel N°143, est créée une unité de recherche en photonique et optique, sise à Sétif et rattachée au CDTA.
Le 4 janvier 2014 et par arrêté ministériel , est créée une unité de recherche intitulée composants et dispositifs optoélectroniques; au sein du CDTA, et dont le siège est fixé à Sétif.
Le 30 décembre 2024, le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a inauguré au sein du centre, le premier laboratoire en Algérie dédié à la conception de puces électroniques utilisant la technologie avancée de 65 nanomètres[6].
Le 12 avril 2025, le CDTA annonce la fabrication de la première puce électronique algérienne utilisée dans les cartes électroniques. Elle d’une surface de 1 mm2, reposant sur une technologie de haute précision[7],[8]. À cette même occasion, le centre a signé une convention avec l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), visant à « mettre en place un cadre favorable à l’assistance technique et technologique dans le domaine de la fabrication des composants électroniques, notamment en ce qui concerne la fabrication de transistors »